Nom du jeu Alexandros
Auteur Leo Colovini
Éditeur ou distributeur Winning Moves
Année 2003
Nombre de joueurs
Public         
Durée d'une partie 45 min
Interactivité
Calculatoire
Difficulté
Caractéristique innovation
Mécanisme partage territorial
Thèmes Égypte pharaonique
Grèce antique
Méditerranée
Règles ou aides de jeu La règle sur JeuxSoc
La règle sur Ludism
Aide sur PoufPafPastèque

C'est incroyable ! J'ai vécu deux ans en ignorant l'existence d'Alexandros, ayant bêtement fait confiance à des avis négatifs entendus et lus ici ou là. Et puis, profitant de soldes chez mon détaillant préféré (que je ne citerais pas car la publicité est absente de JeuxSoc, même lorsqu'il s'agit de l'excellente boutique Descartes de Lyon).

Sur un plan de jeu représentant l'Asie Mineure, Alexandre trace sa route sur les lignes séparant les cases triangulaires. Chemin faisant, il laisse derrière lui des frontières formant des provinces.

Vous êtes l'un des généraux d'Alexandre. Vous prenez la direction de ces provinces pour y collecter des impôts, et donc des points de victoire. Pour cela, il vous faut poser au moins un gouverneur sur la province convoitée, et payer une carte pour chaque symbole de la province. Le tour d'un joueur se décompose en deux phases. D'abord, il déplace Alexandre selon un procédé totalement innovant que je vous laisse découvrir dans les règles. Puis il accomplit deux actions tour à tour. Une action consiste à piocher des cartes qui permettront d'occuper une province. Une autre action consiste à occuper une province avec des cartes et un ou plusieurs gouverneurs, ou alors à évincer un concurrent pour occuper une province à sa place. On peut enlever un gouverneur d'une de ses provinces pour une action, car la levée de l'impôt n'est possible que dans les provinces avec un seul gouverneur. Enfin, l'action la plus importante est le prélèvement de l'impôt. Celui-ci ne peut être choisi qu'une fois par tour, alors que toutes les autres actions peuvent être jouées deux fois. Pour prélever l'impôt, il vous faudra jouer une carte. Mais surtout, tous les joueurs occupant des provinces avec un seul gouverneur en profiteront pour prélever l'impôt en même temps que vous.

Vous l'avez compris, il faut agir avec finesse pour prendre l'avantage quand il se présente.

Bourré d'innovations réussies, Alexandros est passé inaperçu, de manière assez injuste à mon avis. Bien sûr, le jeu est plus difficile que Clans du même auteur. Mais de temps à autre, il faut aussi se fatiguer un peu les neurones.

Toutes les parties auxquelles j'ai joué depuis que je l'ai découvert ne me donnent que l'envie d'y jouer encore et encore. Peut-être la difficulté et la complexité des règles ont-elles nui au jeu. La traduction de Dominique Vandaële (un grand merci pour ses nombreuses et excellentes traductions) est pourtant fidèle et reproduit même des notes de l'auteur. Peut-être manque-t-il dans les règles une présentation rapide de l'esprit du jeu. J'espère vous l'avoir expliqué ci-dessus, et vous avoir donné l'envie de partager avec moi le bonheur que je trouve dans Alexandros.

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Rédaction : François Haffner
Correction : Ivy Colin
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