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| Le blackjack ou vingt-et-un est un jeu de casino probablement originaire d'Espagne, au xvie siècle (voir les commentaires érudits de Paul Lequesne et Philippe Lalanne sous la présente chronique). C'est un représentant typique des jeux de « stop ou encore ».
On y joue généralement dans les salles de jeu de manière intéressée, mais on peut également le pratiquer comme un jeu de société. Le principe est de s'approcher le plus près possible de 21 sans dépasser ce nombre. La valeur des cartes basses est égale à leur valeur faciale, soit de 2 à 10. Les figures valent toutes 10. L'as vaut soit 1 soit 11, au choix du joueur. Une première carte est donnée au joueur, puis une seconde. Il décide alors s'il souhaite une autre carte ou non. S'il dépasse 21, on est bien triste pour lui ! Le banquier joue en dernier, ce qui lui vaut un avantage important.
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| Philippe Lalanne a écrit le 24 octobre 2009 à 00:33 |
| Une coquille dans le texte de la fiche : XXVIIIe siècle ! (visionnaire François). Ceci dit, en lisant l'article sur le jeu, sur Wikipedia espagnol, on apprend que le "vingt et un" (la veintiuna) était pratiqué en Espagne au tout début du XVIIe siècle, le jeu étant cité par Cervantes dans son oeuvre Rinconete y Cortadillo parue en 1613, mais écrite entre 1590 et 1612. On peut alors, je pense, raisonnablement préférer donner une origine espagnole au "vingt et un" vers le XVIe siècle. Mais je n'ai pas lu cette oeuvre de Cervantes. |
| Paul a écrit le 24 octobre 2009 à 00:52 |
Le texte de Rinconete y Cortadillo est accessible en ligne ici : ![]() Tomé de mis alhajas las que pude y las que me parecieron más necesarias, y entre ellas saqué estos naipes -y a este tiempo descubrió los que se han dicho, que en el cuello traía-, con los cuales he ganado mi vida por los mesones y ventas que hay desde Madrid aquí, jugando a la veintiuna;» y, aunque vuesa merced los vee tan astrosos y maltratados, usan de una maravillosa virtud con quien los entiende, que no alzará que no quede un as debajo. La même page fournit un lien vers une traduction française (par Louis Viardot, qui traduisit aussi Pouchkine et Gogol) : J'ai pris de mes nippes ce que j'en pouvais emporter, et ce qui me parut le plus nécessaire, entre autres ces cartes (en même temps il montra celles qu'on a dit qu'il portait dans son collet), avec lesquelles, en jouant au vingt-et-un, j'ai gagné ma vie, par les hôtelleries et les auberges qu'on trouve de Madrid jusqu'ici. |
| Philippe Lalanne a écrit le 24 octobre 2009 à 01:07 |
| Et la phrase suivante vaut le coup d'être citée : "[...] el que sabe que tiene cierto un as a la primera carta, que le puede servir de un punto y de once" Ce qui donne en gros "[...] celui qui est sûr que sa première carte est un as, qui peut lui servir d'un un ou d'un onze". |
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Rédaction : François Haffner ![]() Correction : Ivy Colin |
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