Nom du jeu Stephensons Rocket
Auteur Reiner Knizia
Éditeur ou distributeur Pegasus
Année 1999
Nombre de joueurs
Public         
Durée d'une partie 1 h 30
Interactivité
Calculatoire
Difficulté
Mécanisme économie, gestion
Thème trains, métros, trams
Règles ou aides de jeu  La règle sur JeuxSoc
 La règle sur Ludism
 Aide de jeu en français sur BoardGameGeek

On se demande pourquoi Stephensons Rocket n'a jamais été ne serait-ce que nommé dans un prix majeur. Est-ce à cause de l'omniprésence qui pourrait devenir agaçante de son auteur ? Ce n'est pas de sa faute, s'il crée autant de bons jeux. Est-ce à cause du caractère confidentiel de son éditeur, plutôt versé dans les jeux de cartes à collectionner, et quasiment inconnu dans le domaine des jeux de société ? Il serait pourtant dommage de passer à côté de cet excellent jeu.

Stephensons Rocket se trouve soit en édition allemande, soit en édition étatsunienne. Heureusement JeuxSoc vous fournit une règle illustrée et Rody vous fournit des cartes d'aide sur BoardGameGeek.
Vous trouverez les liens vers ces documents en tête de page.

Je ne pouvais pas être plus comblé par le thème et par les mécanismes de Stephensons Rocket. Le thème des trains m'a toujours enthousiasmé. Enfant, j'habitais à côté d'une gare, et je m'endormais en écoutant les tchous-tchous des locomotives (c'est grave, docteur ?). Les mécanismes du jeu, quant à eux, me rappellent fortement ceux de Acquire, un de mes jeux préférés. Mais ils ont été modernisés, complexifiés, sans être vraiment plus compliqués.

La règle peut s'expliquer en 5 minutes, et une petite aide de jeu, en haut du plan, rappelle les éléments essentiels du jeu.

Là où le jeu est complexe et intéressant, c'est qu'on joue sur plusieurs tableaux à la fois. Dans Acquire, il ne fallait compter que sur les primes de fusion et les grosses primes finales des chaînes d'hôtels survivantes. Dans Stephensons Rocket, plusieurs critères de gain s'entremêlent et se concurrencent. On peut gagner de l'argent en étant majoritaire dans les villes rejointes par une voie ferrée, en possédant le plus de gares sur une ligne, en étant propriétaire du maximum d'actions d'une compagnie, en étant majoritaire dans un type de production industrielle, en transportant le plus de passagers, etc.

On ne sait plus où donner de la tête.

Le jeu est indiqué pour deux à quatre joueurs. Comme tous les jeux très interactifs, il est évidemment conseillé d'y jouer à trois ou quatre.

Le jeu est agréablement illustré par Doris Matthäus, ce qui ne gâche rien. Vous aurez peut-être du mal à monter à bord du Stephensons Rocket, car il est mal diffusé en France. Mais croyez-moi, si vous parvenez à sauter dedans, vous ne le regretterez pas.

1 référence bibliographique

Pour en savoir plus sur ce jeu, pourquoi ne pas vous plonger dans un bon livre ou une bonne revue ?

4 liens externes

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Rédaction : François Haffner
Correction : Ivy Colin
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