2 “J”
Des jeux qui m’ont beaucoup plu !
Nom du jeu Atride
Auteur Gauthier Fourcade  
Éditeur ou distributeur

 Éditeur ou distributeur

En principe, l’éditeur décide et finance la conception et la fabrication du jeu, tandis que le distributeur assure la diffusion de ce jeu auprès des revendeurs de sa zone géographique.
Parfois, l’éditeur et le distributeur ne font qu’un, parfois non. Mais tout n’est pas toujours aussi simple...

autoédition  
Année 1994
Nombre de joueurs 3
Public

 Public

On entend par « bambins » les très jeunes joueurs d'âge préscolaire, et par « enfants » les jeunes joueurs sachant lire et compter.

ados, adultes
Durée d’une partie

 Durée d’une partie

La durée est donnée à titre indicatif et peut différer de celle indiquée par l’éditeur.

15 min
Caractéristiques jeu de pions, tablier triangulaire et pions
Mécanismes combinatoire à information parfaite, maîtrise
Emplacements étagère A, rayon A
Site officiel  Site officiel
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Atride est très original. Gauthier Fourcade a réussi à créer un jeu totalement abstrait et stratégique pour trois joueurs, sans que des alliances soient possibles entre les joueurs.

L'idée de base est que chaque joueur peut prendre les pions du joueur à sa gauche, tandis que ses pions peuvent être pris par son adversaire de droite. Si vous prenez trop de pions à votre proie, vous affaiblissez le seul joueur qui peut nuire à votre prédateur. D'où un équilibre qui se crée naturellement. Les joueurs ne prennent que si c'est nécessaire, afin de ne pas bouleverser le système, ce qui pourrait leur être préjudiciable.

L'élimination d'un joueur est cependant possible, s'il constate qu'il ne peut pas jouer à son tour.

Étant d'un naturel flemmard, je vous livre ici le commentaire qu'en fait Michel Boutin dans son ouvrage Le Livre des jeux de pions (Bornemann 1999, et dont la lecture devrait être rendue obligatoire à tous les conseillers d'éducation) :

« Page 29 :
Inventé et édité par Gauthier Fourcade en 1994, Atride est un jeu singulier en raison d'un système de prises circulaires pouvant induire des contradictions. Les grands ont intérêt à prendre les moyens, mais en même temps ils attaquent leurs meilleurs alliés qui les protègent de l'attaque des petits : comment faire ? ».
« Page 126 :
Les jeux de pions, à trois joueurs au moins, sont souvent mal considérés par rapport à ceux à deux joueurs. Pourtant leur structure peut induire, entre les joueurs, des relations singulières inconnues dans la pratique des jeux à deux joueurs (…) Ils conduisent souvent à des stratégies complexes et subtiles qui vont bien au-delà de leur aspect combinatoire. Ils induisent, entre les joueurs, des relations affectives déterminantes sur le choix des tactiques. Des coalitions passagères et instables génèrent souvent des situations de paradoxe. Le jeu de Dames à trois de J.G. Lallement (1802) est l'un des premiers à trois joueurs. Beaucoup d'autres ont suivi sans passer à la postérité, peut-être en raison de l'effet paradoxal induit. Pourtant, un inventeur astucieux (Gauthier Fourcade) a proposé en 1994 le jeu singulier Atride basé sur cet effet paradoxal ».

Qu'ajouter à cela ?

Que jouer à Atride provoque un réel plaisir. Les tactiques sont subtiles et les parties s'enchaînent sans lasser personne. Le matériel est magnifique. Trop même, car le prix de fabrication a empêché la commercialisation par les voies traditionnelles. Le jeu aurait pourtant mérité une diffusion moins confidentielle.

Les amateurs se réjouiront de savoir que l'auteur dispose encore de quelques exemplaires…

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 : escaleajeux.fr/fiche/atrid
Rédaction : François Haffner
Date de publication inconnue